samedi 26 mars 2016
jeudi 4 février 2016
Diaporama
vendredi 1 janvier 2016
Mercedes 500 E : mythique !
La Mercedes 500 E apparut au Salon de Paris 1990, cinq ans après l’AMG Hammer. À part des antibrouillards et des ailes légèrement gonflées pour accueillir des pneus de 225/55 ZR 16, rien ne la distinguait véritablement d’un anonyme taxi W124. La 500 E recevait le nouveau V8 M119 à quatre soupapes par cylindre de 326 ch, étrenné un an plus tôt par le nouveau 500 SL. Cette berline avait de l’abattage : 0-100 km/h en 5,9 secondes et 250 km/h en pointe, une vitesse limitée électroniquement. La suspension était abaissée de 23 millimètres et le pont arrière recevait un correcteur d’assiette hydropneumatique. La mise au point finale, comme la fabrication, fut confiée à Porsche. Voisin de Mercedes, le fabricant de la 911 était en relative sous-activité à l’époque et accueillit volontiers les 500 E sur la ligne de production de ses 928. Le rapprochement entre Mercedes et AMG était sans doute trop récent pour que le préparateur se voie confier cette fabrication. Vendues 135 000 deutschemarks (un demi-million de francs), les 500 E étaient presque proposées à un prix d’ami, AMG exigeant au moins 200 000 DM pour une "Hammer" aux performances à peine supérieures. La production envisagée au lancement – 2400 exemplaires – fut largement dépassée, avec plus de 10 000 autos écoulées en trois ans. La 500 E se vendit notamment très bien au Japon, où Mercedes était le premier importateur européen. Un dérivé AMG “officiel” de la 500 E apparut en 1994 au catalogue Mercedes. Baptisée E 60 AMG, cette Classe E – nouveau nom de la berline W124 depuis le millésime 1993 – était mue par une évolution six litres – 374 ch – du V8 des Classe E 500 et des SL. Ce modèle ne fut construit qu’à 12 exemplaires, dont 3 furent vendus au Japon.
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| Dans "Taxi 1", les méchants roulent en 500 E. |
samedi 12 décembre 2015
190 E 16 soupapes : de la dynamite !
Quinze ans après la 300 SEL 6.3, Mercedes-Benz s’adresse à nouveau aux amateurs de berlines sportives. Six mois seulement après son lancement, la 190 E fut déclinée en version 16 soupapes mi-1983. Elle surprenait par ses quatre soupapes par cylindre et sa carrosserie très “course”, inhabituelle pour une Mercedes. BMW ne répliquera que trois ans plus tard avec sa M3. Cette culasse multisoupape ne fut pas développée par AMG mais par le spécialiste anglais Cosworth. La 190 E 2.3 16 S disposait ainsi d’une brillante mécanique développant 185 ch – 49 de plus que la 190 E –, capable de monter à 7 000 tr/min. Une version 2,5 litres apparut en 1988, forte de 195 ch et montant un peu plus haut dans les tours. Deux déclinaisons plus radicales suivront, baptisées “Evolution” et “Evolution 2”, assemblées chacune à cinq cents exemplaires, la seconde chez AMG. Ce volume de production était indispensable pour obtenir l’homologation en DTM de certaines modifications (moteur, freins, jantes, suspension, aérodynamique). Les passionnés de compétition savoureront les exploits des 190 E préparées par AMG en DTM, le championnat de tourisme allemand. Cette incursion de Mercedes-Benz sur le terrain des berlines sportives ne sera pas perçue comme une menace par AMG, mais plutôt comme une source d’inspiration. Pour preuve : le tuner proposera en 1988 un “AMG Power Pack” rajoutant 20 ch à la version 2,5 litres 16 soupapes. À peine majeur au lendemain de sa victoire à Wimbledon, Boris Becker en achètera une, avant d’investir une partie de ses cachets dans des concessions Mercedes-Benz tout au long de sa carrière.
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