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samedi 12 décembre 2015

190 E 16 soupapes : de la dynamite !

Quinze ans après la 300 SEL 6.3, Mercedes-Benz s’adresse à nouveau aux amateurs de berlines sportives. Six mois seulement après son lancement, la 190 E fut déclinée en version 16 soupapes mi-1983. Elle surprenait par ses quatre soupapes par cylindre et sa carrosserie très “course”, inhabituelle pour une Mercedes. BMW ne répliquera que trois ans plus tard avec sa M3. Cette culasse multisoupape ne fut pas développée par AMG mais par le spécialiste anglais Cosworth. La 190 E 2.3 16 S disposait ainsi d’une brillante mécanique développant 185 ch – 49 de plus que la 190 E –, capable de monter à 7 000 tr/min. Une version 2,5 litres apparut en 1988, forte de 195 ch et montant un peu plus haut dans les tours. Deux déclinaisons plus radicales suivront, baptisées “Evolution” et “Evolution 2”, assemblées chacune à cinq cents exemplaires, la seconde chez AMG. Ce volume de production était indispensable pour obtenir l’homologation en DTM de certaines modifications (moteur, freins, jantes, suspension, aérodynamique). Les passionnés de compétition savoureront les exploits des 190 E préparées par AMG en DTM, le championnat de tourisme allemand. Cette incursion de Mercedes-Benz sur le terrain des berlines sportives ne sera pas perçue comme une menace par AMG, mais plutôt comme une source d’inspiration. Pour preuve : le tuner proposera en 1988 un “AMG Power Pack” rajoutant 20 ch à la version 2,5 litres 16  soupapes. À peine majeur au lendemain de sa victoire à Wimbledon, Boris Becker en achètera une, avant d’investir une partie de ses cachets dans des concessions Mercedes-Benz tout au long de sa carrière.















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