La banque de données et d'images de la marque à l'étoile est accessible à tout public depuis trois ans. On y trouve toutes les caractéristiques techniques, chiffres de production et photos des plus détaillées des différentes gammes depuis les origines, à la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 2000, en passant par notre époque bénie des youngtimers, des années 70 aux années 90. Voitures, sport, personnages emblématiques, tout y est. Bel esprit de générosité de la marque à l'étoile, qui en outre propose dans cette caverne d'Ali Baba la possibilité de télécharger les photos et de visionner et enregistrer de sympathiques vidéos. Ce site est disponible en allemand ou en anglais, et ouvert à tout public, sans inscription.
Pour les journalistes nécessitant encore plus de données et surtout des photos en haute définition, il faut s'inscrire sur un site encore plus fouillé :
Quasiment toutes
les Mercedes ont été exportées outre-Atlantique. Après les 190 et
300 SL, qui ont vu le jour grâce à l'insistance de Max Hoffman,
l'importateur des années 50, d'autres séries furent plébiscitées
aux States. La Pagode, et plus encore les roadsters et coupés R 107,
dont de nombreuses stars firent leur monture "fashion" dans
les seventies et les
eighties.
Pour les Américains aisés, acheter une Mercedes était vu comme un
choix de connaisseur et l'assurance de trouver la qualité qu'ils ne
pouvaient obtenir des productions haut de gamme américaines.
Modèles
diesels inédits
L'administration
Carter impose en 1977 que la consommation moyenne d'un constructeur –
toutes gammes confondues – doit respecter un certain seuil.
Mercedes lança donc en 1978 sur les seuls marchés des USA et du
Canada, la première grande berline de luxe diesel au monde: la 300
SD turbodiesel. Notre Peugeot 604 d-turbo nationale arrivera seulement un an plus tard...Le 5 cylindres turbocompressé
de la limousine teutonne développait 111 ch, de quoi cruiser
à 55 mph sur les highways
tout en consommant largement moins que les « ricaines »
dopées aux gros V8 essence. Pas moins de 18 634 300 SD furent
vendues en deux ans. D'autres Classes S turbodiesel suivront dans les
années 80: les 300 SD (W 126) puis et SDL (W 126 puis W 140), sans
oublier un improbable coupé W 123 diesel puis turbodiesel dénommé
"300 CD".
Des moteurs parfois
atones et une esthétique... spéciale
Pour être conforme à la
réglementation US de plus en plus stricte depuis le début des
années 70, la gamme essence reçut des catalyseurs dévoreurs de
chevaux vapeur. Ainsi, de 225 chevaux en Europe, le moteur de la 450
SL tomba à 180, puis 160 en traversant l'Atlantique! Un "marché
gris" s'organisa, avec certaines années plusieurs milliers
d'importations à titre isolé, en majorité des roadsters et des
Classe S 500.
En 1973, les USA imposèrent aussi des normes sécuritaires très strictes. Les phares courte et longue
portée devaient être scellés en un bloc, et les pare chocs
capables de contenir l'énergie cinétique des chocs jusqu'à 5 miles
à l'heure, via un système rétractable à gaz. Cela obligea tous
les importateurs à monter dans l'urgence un module supplémentaire
sur leurs boucliers. Résultat: plus 20 cm à l'avant et à
l'arrière. Malgré ce « coup » porté à l'esthétique,
plus de deux tiers des 237 000 "R 107" produites de 1971 à
1989 trouvèrent preneur aux "States".
En 1965,
Mercedes-Benz of North America naît, une des premières filiales de
distribution de Daimler-Benz créée hors d'Allemagne. Avec un réseau
de concessionnaires plus efficaces et un siège social structuré, la
barre des 20 000 ventes est dépassée en 1967, et celle des 50 000
dix ans plus tard. Cet inimitable mélange de sérieux et de
glamour propres aux berlines et roadsters étoilés explique ainsi le slogan
"Engineered like no other car in
the world"* des publicités
américaines des années 70.
*Conçues comme aucune
autre voiture au monde"

